Slam 4 (le grand remplacement?)

Alors dis-moi en passant,
Tu veux le grand remplacement?
Avec un peu moins de musulmans,
Plus de juifs, gentils cathos,
Revenant dans leur ghettos,
Leurs barres et tours H-L-M,
Faire les larbins du Système,
C'est comme ça que tu les aimes?
Bien gentils avec la République,
Pour reconstruire le Pays,
Après la guerre, les nazis,
Après les colonies d'Afrique,
Braves immigrés à bas prix,
Que tu parques dans ces cages,
Comme des animaux sauvages,
Ou dans tes fameux "garnis"
À trois pour le même lit,
Tout ça en plein Paris?
La grande capitale
Du grand capital?

C'est ça ton grand remplacement,
Que tu désires ardemment?
Celui de ta belle vie d'avant?
Avant la guerre d'Algérie,
Comme dans les colonies,
C'est ça la place du musulman?
Lui derrière, toi devant, 
Comme des enfants pas sages, 
Toujours exclus du partage,
Comme dans ces trente glorieuses,
Réservées pour ton élite,
Mais les classes laborieuses,
Sont toujours en faillite,
Comme à l'époque honteuse,
Ces sujets que tu évites,
Les chefs qui discriminent.

Je te le l'implore au plus vite,
Avant que tes jours déclinent,
Nettoie ton champs de mines!

Mais toi, tu t'obstines à mentir,
La concurrence des martyrs,  
Tu lances tes rideaux de fumée,
L'Islam c'est l'accusé!
Le Coran doit être adapté,
Les voiles doivent être enlevés,
Mais ceux de ta république,
Construite sur le fric,
L'impérialisme cynique,
Pas question d'y toucher,
Pas question d'en parler.
Ces voiles sur ta mémoire,
De ton empire, de ton histoire,
C'est comme ta Burqa noire,
Que tu refuses d'ôter.


La vérité toujours, a deux poids deux mesures,
Ta justice est tour à tour témoin et parjure. 

Moralité:
Quand tu as bien bu, bien dîné,
Tu as peut-être remarqué,
Rassasié de nourriture,
Tu n'as plus envie de parler,
De te perdre en conjectures,
Du boire et du manger, 
Des plans pour le souper,
L'estomac plein de bonnes choses,
Tu veux parler d'autres choses. 

C'est pareil pour le penser,
Pour réfléchir, interpréter,
Des textes bibliques,
Voire coraniques,
En belle allégorie, 
Transformer la furie,
Du musulman meurtri,
En guerre symbolique,
En Djihad des soufis,
Dans ces banlieues pourries,
Bétonnées d’amnésie,
Tu parles d’une utopie!

Ta police vient en renfort,
Avec l’armée,
Et les blindés,
Ta politique fait le mort,
Sur tous ses torts,
Sur tous ses morts,
Toujours la loi du plus fort,
Sans regrets ni remords.    

Quand on saigne la jeunesse,
Nulle envie de gentillesse,
Ni de cette sagesse,
D'un Islam des Lumières, 
Qu'enseignait Averroès,
Et ce grand intellectuel,
Au cœur comme le ciel,
Qui s'appelait Malek Chebel. 

Non ma sœur, mon frère,
Quand on est dans cette galère, 
Pire qu’un sous-prolétaire,
Tu vois seulement ta colère,
Comme unique conseillère,
Tu dépasses de loin la peine,
Qu’avait ton père, ta mère,
Qui attendaient confiants, 
Qu’on les considère,
Enfants musulmans,
À part entière,
D'un pays où le mot frère,
Est gravé en gros caractères.


Oui mon frère, ma sœur,
Quand on est black ou beurre, 
Qu’on te laisse aux dealers,
Au destin des chômeurs,
Tu ne sens que la haine,
Ce poison dans tes veines,
Qui grandit à chaque heure,
À chaque jour suffit sa peine.

Alors l’islam de la grandeur,
Et du grand sage Rumi,
Tu l’oublies,
Les grands débats à l’ancienne,
Les belles leçons d’Avicenne,
Restent vaines.

Mais tu sais ce travail difficile,
Toi mon cousin chrétien,
Qui a dû changer l’eau en vin,
De ces passages dans l’évangile,
De ces paroles dans Luc - terribles,
« Égorgez les devant moi! » 
D’un Jésus incompréhensible,
Qu’il faut relire combien de fois?
Ils disent : recontextualiser...
Comme cette affaire de l’épée,
En lieu et place de la paix,
Pourtant ça ne vous a pas empêché,
Au nom d'un agneau de douceur,
Entre frères et sœurs,
De vous entretuer.

Pas de leçons à donner.
On est tous à la même enseigne,
On a tous le cœur qui saigne,
Juifs, chrétiens, musulmans,
Le problème, c’est pas le clan,
Ouvre les yeux, regarde mieux.
Un même père pour ses enfants,
Demanderait il le prix du sang?
Le problème n’est pas Dieu,
Mais celui, plus insidieux,
Du pouvoir et de l'argent,
D’une humanité coupable,
D’avoir toujours été incapable,
De collaborer, 
De partager,
Tout le monde le sait.

Maintenant, il faut arrêter!
Regardes où l’on en est,
La guerre civile à nos portes,
C’est l’épée qui l’emporte,
Et la paix semble morte,
Entre les gens du livre,
Qui de colère s'enivrent,
Alors adieu les symboles!
De telle ou telle parole,
Dans la bataille on se jette,
Exégète contre exégète,
Prophète contre prophète,
Œil pour œil dent pour dent,
Mot pour mot, sang pour sang.

Quand tu as vraiment faim,
Tu es à fleur de peau,
Tu prends tout comme ça vient,
Le texte mot pour mot,
La sourate, le moindre verset,
Sont du sang à verser,
Des pouvoirs à renverser.   
Quand l'estomac crie: gare!
Qui peut rendre à César,
Les fruits d’une victoire,
Dont on t’a laissé les miettes, 
Et ce goût de la défaite?

Quand l’humiliation domine,
Dans ces quartiers en ruines,
Où les mémoires ruminent,
Qui veut croire en cette nation?
Qui voue aux damnations,
Toute envie de réparation,
Tout espoir de réconciliation?

       


Merci de votre attention. 
Ci-dessous, les fameux garnis en plein Paris…

Publié par Maior Liberis

J'ai été fan de Michel Onfray de longues années ...Mais je prends mes distances, à la fois reconnaissant, déçu et en colère. Ce qui me motive? Vous le découvrirez avec plaisir j'espère ... Merci de votre attention!

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